Dans le cadre de la semaine sécurité patient, les professionnels de l’Institut, ont été confrontés à un exercice assez novateur intitulé « Simulateur de Vieillesse ». Comment comprendre ce que vit une personne âgée au quotidien? Le mieux est de se mettre à sa place. Comme ici à l’Institut Ophtalmique.

Un simulateur de Vieillesse ?
L’objectif de cet exercice pratique est simple : mieux comprendre les personnes âgées. Les professionnels médicaux et paramédicaux ont été confrontés aux problèmes quotidiens de nos séniors (arthrose, problèmes de vue ou d’ouïe) qui constituent plus de 70 % des patients de l’Institut par un appareillage spécifique et par des mises en situation. Ce nouveau concept a permis ainsi à l’ensemble des professionnels de mesurer le ressenti et l’impact des gestes au quotidien de nos patients et d’apporter les mesures correctives dans nos pratiques.

Parmi les mises en situation du quotidien : manger seul ou prendre un traitement médicamenteux lorsque le patient souffre d’arthrose, écouter des consignes ou entendre des questions lorsque le patient est malentendant ou encore se repérer dans l’espace lorsque le patient souffre de problèmes oculaires. Prendre une cellule avec l’arthrose des mains, s’asseoir, se relever, aller aux toilettes, marcher avec des semelles de plomb, écouter avec une audition affaiblie, voir avec la cataracte, le glaucome ou la DMLA.
L’ensemble des professionnels, par petits groupes (3 ou 4 personnes) ont été mis en situation tout au long de la journée devant les défis quotidiens des patients, sous le regard des membres du groupe Bientraitance, investigateurs de cette journée de sensibilisation.

Comment fonctionne le simulateur?
Les professionnels ont été équipés d’une série d’atèles, de chaussures de 3kgs, de lunettes, casque…Gobelets difficiles à attraper, télécommande de télévision avec des touches trop petites, télévision trop loin pour une vision correcte, téléphone difficile à utiliser

La semaine sécurité des patients
Le ministère chargé de la santé reconduit pour la 7ème année, du 20 au 24 novembre 2017 (anticipée à l’Institut Ophtalmique de Somain du fait de la visite de certification début décembre 2017), la semaine de la sécurité des patients (SSP). Cette campagne a pour objectif de sensibiliser l’ensemble des publics sur les enjeux de la sécurité des soins et de favoriser le dialogue entre patients, usagers et professionnels de santé sur ces sujets.
A l’Institut, en anticipation un programme a été mis en oeuvre tout au long de la semaine pour sensibiliser l’ensemble des professionnels :

  • Lundi 23 octobre : simulateur de Vieillesse et rappel de la charte de bientraitance,
  • Mardi 24 octobre : prise en charge de la douleur (rappels des outils)
  • Mercredi 25 octobre : Hygiène des mains (utilisation de la boite à « coucou ») et Mise en oeuvre d’une chambre des erreurs sur l’hygiène hospitalière et le tri des déchets
  • Jeudi 26 octobre : sensibilisation aux erreurs médicamenteuses
  • Vendredi 27 octobre : jeu des 7 erreurs d’identité

« Ces journées de sensibilisation sont importantes pour les professionnels, autant pour les infirmières, aides-soignantes, agents hospitaliers, secrétaires médicales et administratives que pour les médecins. L’idée est de faire émerger de meilleures pratiques encore que celles qui sont déjà en place, grâce à ces mises en situation » souligne le Dr Karim DEHRI, anesthésiste et coordonnateur de la gestion des risques associés aux soins.
« Le taux de satisfaction des patients pris en charge au sein de l’Institut est élevé (95%), l’activité est importante et mettre le patient au coeur de nos préoccupations est un élément prépondérant à notre mission de professionnels de santé » complète Gregory MIGNOT, directeur Opérationnel.

L’Institut Ophtalmique de Somain en quelques chiffres :

  • 53 salariés
  • 20 ophtalmologues chirurgicaux
  • 5 anesthésistes réanimateurs
  • 9 000 interventions / an dont :
  • 7500 cataractes
  • 4000 IVT
  • 450 chirurgies réfractives
  • 450 interventions chirurgicales de la rétine
  • 95% de patients opérés en chirurgie ambulatoire (avec un circuit court : 2 heures de présence)